Sa vie

1901 Biographie DubuffetBiographie 1901   1940 Biographie DubuffetBiographie 1940 1950 Biogaphie DubuffetBiographie 1950 1960 Biographie DubuffetBiographie 1960 1970 Bio DubuffetBiographie 1970 1985 Bio DubuffetBiographie 1985
1901 Jean Dubuffet naît le 31 juillet au Havre de parents négociants en vin.
1908 Entre au lycée François 1er du Havre.
Etudes secondaires avec comme condisciples Georges Limbour, Armand Salacrou et Raymond Queneau.
1914 Naissance de sa sœur Suzanne.
1917 S'inscrit aux cours du soir de l'Ecole des Beaux-arts.
1918-
1919
Obtient son baccalauréat et vient à Paris avec Limbour pour se consacrer à la peinture. Suit les cours de l'académie Julian qu'il quitte au bout de six mois pour travailler seul.
Fréquente Suzanne Valadon, Elie Lascaux, Max Jacob et Charles-Albert Cingria. Rend visite à Raoul Dufy dans son atelier.
1920-
1921
Séjour à Alger avec ses parents.
Période d'isolement pendant laquelle il s'intéresse aussi à la littérature, à l'étude des langues et à la musique.
1922 Fréquente l'atelier d'André Masson.
1923 Séjour à Lausanne chez son ami l'écrivain Paul Budry, retour par l'Italie. Service militaire.
Fait la connaissance de Fernand Léger et rencontre Juan Gris chez le marchand Kahnweiler.
1924 Doute des valeurs de la culture. Cesse de peindre (cet arrêt durera huit ans). Part pour Buenos Aires où il séjourne quatre mois.
1925 Retour au Havre où il prend des fonctions dans l'affaire paternelle.
1927 Se marie. Mort de son père.
Sa fille Isalmina naît deux ans plus tard.
1930-
1932
Fonde à Bercy un négoce de vins en gros et habite Saint-Mandé.
Voyage en Hollande.
1933-
1935
S'installe à Paris. Loue un atelier rue du Val-de-Grâce pour travailler quelques heures chaque après-midi.
Séjour en Suisse. Séparation avec sa femme.
Met son commerce en gérance pour se consacrer à la peinture.
Rencontre Emilie Carlu (Lili, qu'il épousera en décembre 1937) et s'installe 34, rue Lhomond. Modèle masques et marionnettes. Voyage en Belgique.
1937-
1939
Reprend le chemin de Bercy pour sauver la firme de la faillite et abandonne une nouvelle fois la peinture.
Mobilisé. Exode. Retour à Paris où il reprend ses affaires.
  Jean Dubuffet à 18 ans
Jean Dubuffet
1942 Décide de se consacrer exclusivement à la peinture. Ne cessera plus de peindre désormais.
1943 Série du METRO. Intérêt pour le Jazz. Par Limbour, fait la connaissance de Jean Paulhan qui lui amène Pierre Seghers, Louis Parrot, Paul Eluard, André Frénaud, Eugène Guillevic, Francis Ponge, Jean Fautrier, René de Solier, Marcel Arland et René Drouin. Loue une maison rue de Vaugirard où il travaille chaque jour.
1944 Vives controverses lors de sa première exposition à la Galerie René Drouin à Paris (qui l'exposera régulièrement jusqu'en 1947).
Premières lithographies chez Fernand Mourlot.
1945 Pierre Matisse, fils du peintre et marchand à New York, lui rend visite. Exposition de lithographies, Galerie André.
Emménage avec Lili rue de Vaugirard. Rencontre Henri Michaux. Voyage en Suisse où il entreprend des recherches sur les productions d' Art Brut.
1946 Seconde exposition chez Drouin : MIROBOLUS, MACADAM ET CIE, HAUTES PATES.
Publie PROSPECTUS AUX AMATEURS DE TOUT GENRE (Gallimard).
1947- 1948 Première exposition à New York à la Galerie Pierre Matisse (qui l'exposera régulièrement jusqu'en 1959).
Premier séjour dans le désert saharien, à El Goléa.
Exposition des PORTRAITS chez Drouin.
Fondation du Foyer de l'Art Brut au sous-sol de la Galerie Drouin où eurent lieu plusieurs expositions avant l'installation chez Gallimard puis le départ en 1951 pour les U.S.A.
Publication de son premier texte en jargon LER DLA CANPANE.
Second séjour au Sahara jusqu'en avril 1948.
1949 Troisième séjour au Sahara. De retour, série des PAYSAGES GROTESQUES.
Publie L'ART BRUT PREFERE AUX ARTS CULTURELS.
 
1950 Rencontre Alfonso Ossorio. Série des CORPS DE DAMES.
Publication de ANVOUAIAJE PAR IN NINBESIL AVEC DE ZIMAJE et de LABONFAM ABEBER PAR INBO NOM.
1951 Première rétrospective à Paris, Galerie Rive Gauche.
Série des SOLS ET TERRAINS, TABLES PAYSAGEES, PAYSAGES DU MENTAL.
En novembre, part avec Lili à New York où il séjourne six mois. Se lie d'amitié avec Yves Tanguy.
Exposition aux Arts Club de Chicago où il prononce en anglais son allocution ANTICULTURAL POSITIONS.
1952-
1953
Retour à Paris, suite des SOLS ET TERRAINS, puis des LIEUX MOMENTANES.
Dessine les TERRES RADIEUSES. Série des PATES BATTUES, Séjour à Chaillol avec Pierre Bettencourt pour y peindre un torrent.
PETITS TABLEAUX D'AILES DE PAPILLONS, ASSEMBLAGES D'EMPREINTES.
Travaux de lithographies chez Mourlot. René Drouin et Pierre Matisse éditent le livre de Georges Limbour L'ART BRUT DE JEAN DUBUFFET - TABLEAU BON LEVAIN A VOUS DE CUIRE LA PATE.
1954 Rétrospective organisée par René Drouin à Paris au Cercle Volney.
Réalise les PETITES STATUES DE LA VIE PRECAIRE.
Voyage entre Paris et l'Auvergne où séjourne Lili pour des raisons de santé. Série des VACHES.
1955 Installation à Vence, construit de grands ateliers et une villa. ASSEMBLAGES D'EMPREINTES et TABLEAUX D'ASSEMBLAGE.
Première exposition à Londres (Institute of Contemporary Arts).
1956-
1957
Série des LIEUX CURSIFS. Vit alternativement à Vence et à Paris. TOPOGRAPHIES et TEXTUROLOGIES.
Première exposition rétrospective en Allemagne (Leverkusen).
1958 Aménage un atelier de lithographies rue de Rennes.
Suite des TEXTUROLOGIES.
Première exposition rétrospective en Angleterre (Arthur Tooth Gallery, Londres) et première exposition personnelle à la Galerie Daniel Cordier (qui l'exposera régulièrement jusqu'en 1964).
 
1959-
1960
Série des BARBES, ELEMENTS BOTANIQUES et MATERIOLOGIES.
Suite des lithographies de la série des PHENOMENES.
Commence une série de dessins à l'encre de Chine.
Publication de LA FLEUR DE BARBE, poème illustré.
Constitution d'archives et organisation du secrétariat à Paris.
Importante exposition à la Galerie Pierre Matisse et rétrospective (1942-1960) au musée des Arts décoratifs, Paris.
1961 Expériences musicales avec Asger Jorn, puis seul. Edition de disques. Période de PARIS CIRCUS.
Donation par l'artiste et exposition de l'œuvre graphique au Danemark (Silkeborg Museum), avec catalogue raisonné.
1962-
1963
Première rétrospective à New York au Museum of Modern Art, transférée à Chicago et Los Angeles.
Retour de la Collection d'Art Brut de New York et installation à Paris, 137 rue de Sèvres.
Séjour au Touquet dans sa nouvelle maison.
Début du cycle de L'HOURLOUPE.
Rédaction de divers textes relatifs à l'Art Brut.
1964 Suite de L'HOURLOUPE exposée à Venise, au Palazzo Grassi.
Installation du secrétariat rue de Verneuil.
Parution du premier fascicule du CATALOGUE INTEGRAL DES TRAVAUX DE JEAN DUBUFFET.
Première exposition à la Galerie Jeanne-Bucher, Paris (qui l'exposera régulièrement jusqu'en 1971 puis de nouveau à partir de 1982).
1965 Première exposition à la Galerie Beyeler à Bâle (qui l'exposera régulièrement jusqu'en 1976).
1966 Commence une longue et importante série de sculptures en polystyrène expansé peintes au vinyle.
Expositions rétrospectives aux Etats-Unis (Dallas et Minneapolis), à Londres (Tate Gallery) et à Amsterdam (Stedelijk Museum). Expose L'HOURLOUPE au Guggenheim Museum à New York.
1967 Peintures à Vence et à Paris, poursuite des sculptures peintes, mise au point des transferts sur polyester.
Entreprend la construction du CABINET LOGOLOGIQUE qui sera présenté à Chicago, Bâle et Paris avant d'être installé définitivement dans la Villa Falbala (1975). Ensemble de maquettes d'édifices.
Importante donation au musée des Arts décoratifs (180 œuvres).
Publication aux éditions Gallimard de Prospectus et tous écrits suivants tome I et tome II - tomes III et IV publiés en 1995 (les écrits de Jean Dubuffet sont réunis et présentés par Hubert Damisch).
1968 Installe de nouveaux ateliers rue Labrouste.
Début des AMONCELLEMENTS en polystyrène.
Publication d'ASPHYXIANTE CULTURE (J.-J. Pauvert). Numéro de l'Arc consacré à Dubuffet "Dubuffet, Culture et subversion".
Exposition itinérante aux Etats Unis des œuvres de l'artiste appartenant au Museum of Modern Art de New York.
Exposition EDIFICES (Musée des Arts décoratifs, Paris). Première exposition à la Pace Gallery, New York (qui l'exposera régulièrement jusqu'à sa mort).
1969 Commande d'un monument par David Rockefeller pour la Chase Manhattan Bank de New York. Des commandes similaires sont envisagées dans différents pays.
Constructions de nouveaux ateliers à Périgny-sur-Yerres près de Paris, et projet de construction de la Villa Falbala.
Première rétrospective au Canada (Musée des Beaux-Arts de Montréal). Exposition MATERIOLOGIES à la Galerie Daniel Gervis, Paris.
 
1970 Mise en activité des grands ateliers de Périgny et parallèlement travaux de terrassement de la Closerie Falbala. Construction du Jardin d'hiver d'après une maquette d'août 1968.
Mise en chantier du Groupe de quatre arbres pour New York. La réalisation de ce monument nécessite vite l'agrandissement des ateliers et l'augmentation du personnel.
Importantes expositions en Suisse à Bâle (Kunstmusuem et Kunsthalle).
1971 Série de dessins pour la construction de découpes peintes et mobiles, les Praticables, suivie des Costumes de théâtre qui exigent l'aménagement d'un atelier de grandes dimensions à la Cartoucherie de Vincennes pour les répétitions du spectacle COUCOU BAZAR.
1972 Vente de la maison de Vence suivie de celle des ateliers, deux ans plus tard. A Paris, les ateliers de la rue Labrouste sont transférés rue Rosenwald.
Inauguration du Groupe de quatre arbres érigé à New York sur la Chase Manhattan Plaza, suivie d'une exposition au Museum of Modern Art.
Première exposition à la Waddington Gallery à Londres. Exposition au musée d'Art moderne de la Ville de Paris.
1973

Premières représentations de COUCOU BAZAR accompagnant la rétrospective organisée à New York (Guggenheim Museum) reprise à Paris (Grand Palais) avec une seconde version du spectacle.
Découpes peintes destinées aux salles à manger de réception du nouveau siège de la Régie Renault.
Parutions de L'HOMME DU COMMUN A L'OUVRAGE (Gallimard), de LA BOTTE A NIQUE (Skira) et d'un Cahier de l'Herne consacré à l'artiste.
Constitution de la Fondation Dubuffet.

1974 Fin du cycle de L'HOURLOUPE avec les PAYSAGES CASTILLANS, SITES TRICOLORES. Longue suite de dessins suivie des PARACHIFFRES.
Travaille à la maquette du Salon d'été commandé par Renault, dont la construction commence dès la fin de l'année.
Inauguration du Jardin d'émail à Otterlo, Musée Kröller-Muller (Pays-Bas).
La Fondation Dubuffet est reconnue d'utilité publique en novembre.
1975-
1976
Série des MONDANITES, EFFIGIES INCERTAINES et LIEUX ABREGES, suivie des grands assemblages : THEATRES DE MEMOIRE.
Achèvement de la construction à Périgny de la Closerie Falbala.
Arrêt de la construction par Renault du Salon d'été. Procès.
Transfert des collections de l'Art Brut à Lausanne.
Première rétrospective en Espagne (Fundaciòn Juan March, Madrid).
1977-
1978
Poursuite des THEATRES DE MEMOIRE.
Emission télévisée "L'homme en question".
Longue suite de dessins parallèlement à la série des THEATRES DE MEMOIRE
FIAT organise à Turin une manifestation de projections lumineuses de peintures augmentées d'une exposition et d'une troisième version de COUCOU BAZAR.
Rétrospective au Havre (Musée des Beaux-Arts et Bibliothèque municipale). Première grande exposition au Japon (Fuji Television Gallery, Tokyo). Exposition de tableaux des premières années à la Pierre Matisse Gallery, New York.
1979 Continue à dessiner beaucoup, puis série des BREFS EXERCICES D'ECOLE JOURNALIERE.
Quitte l'atelier de Vincennes.
 
1980 La Cour de cassation casse l'arrêt rendu en juin 1978. Le procès contre la Régie Renault est renvoyé devant la cour d'appel de Versailles.
Reprise du travail interrompu pendant quatre mois avec une nouvelle suite de dessins avant la série des PARTITIONS.
Rétrospective à Berlin (Akademie der Kunst), reprise à Vienne, (Moderner Kunste Museum) et l'année suivante à Cologne, (Joseph Haubrich Kunsthalle).
1981 Série des PSYCHO-SITES.
Jean Dubuffet gagne son procès contre la Régie Renault par un arrêt de la Cour d'Appel de Versailles.
A l'occasion du 80e anniversaire de sa naissance, expositions à New York (Guggenheim Museum) et Paris, (MNAM-Centre Georges Pompidou).
1982 SITES ALEATOIRES et longue suite de dessins pour BONPIET BEAU NEUILLE.
Nouvel intérêt pour la lithographie (Atelier Bordas).
Rétrospective à Tokyo (Seibu Museum of Art) reprise à Osaka (National Museum of Art).
Inauguration du Manoir d'Essor à Humlebaek, Danemark (Louisiana Museum).
1983 Travaille aux MIRES et dessine.
La Cour de cassation de Paris confirme le jugement de Versailles mais Dubuffet décide cependant de ne pas poursuivre la construction du Salon d'été.
L'état français manifeste l'intention d'édifier une sculpture dans Paris, Jean Dubuffet propose la Tour aux figures d'une hauteur de 24 m.
Publie BONPIET BEAU NEUILLE (éd. Jeanne-Bucher) et CONJECTURES.
Rétrospective de dessins à Tübingen (Kunsthalle), transférée à Hanovre (Kunstmuseum) et Munich (Staatliche Graphischen Sammlung).
Inauguration à Houston du Monument au fantôme.
1984 Continue à dessiner avant l'ultime série des NON-LIEUX qui l'occuperont jusqu'en décembre.
Le pavillon français de la Biennale de Venise lui est consacré (série des Mires).
Inauguration à Chicago du Monument à la bête debout.
Première grande exposition organisée par la Fondation Dubuffet en Suède, Malmö Konsthall.
1985 Le site pour l'implantation de la Tour aux figures est choisi dans l'île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux. Pendant l'hiver dessine et rédige dans l'urgence sa BIOGRAPHIE AU PAS DE COURSE.
Jean Dubuffet décède à Paris le 12 mai.